Apprendre en travaillant

Success-story

Cela fera 20 ans l’année prochaine que Jean-Marc Cop travaille dans la construction, « J’ai été manœuvre, grutier, chef d’équipe, maçon et enfin maçon de pierre », nous raconte l’entrepreneur. Il a fait de ce dernier créneau sa spécialité : « C’est fort demandé ». En atteste, son carnet de commandes complet jusque fin de l’année 2016. L’homme d’une quarantaine d’années travaille avec ses fils sur 6 à 7 chantiers par an et emploie quatre personnes à temps-plein, dont Yves, engagé par l’intermédiaire de la MIRELUX.

Donner sa chance

En 2013, Jean-Marc Cop est à la recherche d’un maçon pour renforcer son équipe, mais les aspirants ne sont pas nombreux dans la région : « Ils vont tous au Grand-Duché du Luxembourg ou deviennent indépendants. Et puis, c’est très dur comme métier. On travaille par tous les temps. Il n’y a pas beaucoup de candidats », constate-t-il. Les annonces dans les journaux n’y changent rien, il ne trouve pas. Jusqu’au jour où la MIRELUX lui téléphone pour savoir s’il a des besoins en termes de personnel. Un coup de fil qui tombe à pic ! Le patron donne donc rendez-vous à la Mission Régionale dès le lendemain sur l’un de ses chantiers.

Le chargé de projet de la MIRELUX se rend au rendez-vous avec l’un de ses candidats Yves, 35 ans, et le présente à l’entrepreneur. Ce dernier se souvient bien de ce jour-là : « Yves s’est tout de suite montré intéressé, il a regardé le matériel utilisé sur le chantier. Il en voulait. Yves n’a pourtant pas exactement le profil recherché par M. Cop : « Je cherchais un maçon, il ne l’était pas ». Le patron décide pourtant de l’engager et de lui donner sa chance. Le nouvel engagé sera formé sur chantier, aux côtés du patron et de ses fils.

« Un 2e gars comme Yves ! » 

Aujourd’hui, cela fait un an et demi qu’Yves travaille pour M. Cop. « Il a de l’énergie, il est volontaire et il progresse. Il a appris et il apprend toujours », affirme l’entrepreneur. Il reste bien sûr du chemin à parcours à l’apprenti maçon, mais les fondations sont là : « Pour avoir quelqu’un de former, il faut 3 ans : 1 an pour qu’il soit dans le mouvement, 2 ans pour qu’il voit clair », nous assure le patron. L’ancien candidat MIRELUX fait toujours preuve d’autant de motivation : « Il me pose les questions qu’il faut. De toute façon, il ne saurait pas tout apprendre en une fois et la construction est devenue tellement complexe qu’on ne peut pas tout savoir ». M. Cop est également conscient des points qu’Yves doit améliorer et communique beaucoup avec son employé pour rectifier ce qui est nécessaire : « Le résultat est là, le travail est bien fait, il n’y aura pas à discuter. Mais il doit encore faire attention. Il court partout tout le temps, il faut parfois le ralentir », plaisante M. Cop. C’est que le patron est, comme il se doit, intransigeant avec la sécurité sur ses chantiers !

Actuellement, M. Cop recherche à nouveau à renforcer son équipe. La MIRELUX est sur le coup et lui proposera un candidat répondant à ses besoins. Mais au fait, quel type de profil recherche-t-il ? Le chef d’entreprise est à la recherche d’un maçon bien sûr, mais surtout : « D’un 2e gars comme Yves ! » 

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